Il s’agit d’un protocole de routage IP de type Vector Distance (Vecteur Distance) permettant à chaque routeur de communiquer aux autres routeurs la métrique, c’est-à-dire la distance qui les sépare du réseau IP (le nombre de sauts qui les sépare, ou hops en anglais).
Ainsi, lorsqu’un routeur reçoit un de ces messages, il incrémente cette distance de 1 et communique le message aux routeurs directement accessibles.
Les routeurs peuvent donc conserver de cette façon la route optimale d’un message en stockant l’adresse du routeur suivant dans la table de routage de telle façon que le nombre de saut pour atteindre un réseau soit minimal.
Les routes sont mises à jour toutes les 30 secondes.
RIP est basé sur l’algorithme de routage décentralisé Bellman-Ford.
Pour éviter les boucles de routage, le nombre de sauts est limité à 15. Au delà, les paquets sont supprimés
RIP ne prend en compte que la distance entre deux machines en termes de saut, mais il ne considère pas l’état de la liaison afin de choisir la meilleure bande passante possible.
RIP V1 ne supporte pas les masques de sous-réseau de longueur variable.
Une deuxième version de RIP (RIP v2) a été développée pour permettre à ce protocole de routage simple (en terme de mise en place et de compréhension) et adapté pour un grand nombre de réseaux, de répondre aux contraintes des réseaux actuels (découpages des réseaux IP en sous-réseaux, authentification par mot de passe,...).
RIP v2 est défini dans la RFC [2453].
Ces limitations sont corrigées dans le protocole OSPF.