Cette technique consiste, pour le pirate, à utiliser une adresse IP internet, c’est-à-dire celle d’un réseau de l’entreprise protégé par le firewall.
Le but est de faire croire aux machines (serveurs, firewalls) qu’il s’agit d’un paquet issu du réseau interne, de manière à bénéficier des mêmes droits d’accès que nos utilisateurs comme, par exemple, l’équivalence de droits pour les remote commands Unix ou les règles de filtrages du firewall basés sur l’adresse source.
Les routeurs ne se soucient pas de savoir par quelle interface proviennent les adresses sources, car les algorithmes de routage doivent prendre en compte le cas de routes multiples et de secours.
En revanche, si le réseau interne est connecté à Internet, aucun paquet, ayant comme adresse source celle d’un réseau interne, ne doit en provenir.
Le mécanisme d’antispoofing, utilisé par les firewalls, consiste donc à contrôler l’origine des paquets sur la base du couple "interface réseau physique" / "adresse IP source".
Il est à noter que le même principe s’utilise avec les noms DNS et SMTP ou encore les mots de passe des procédures d’authentification.