En 1969 aux États Unis, l’agence gouvernementale DARPA lance un projet de réseau expérimental, basé sur la commutation de paquets.
Ce réseau, nommé ARPANET, fut construit dans le but d’étudier les technologies de communications, indépendamment de toute contrainte commerciale
Un grand nombre de techniques de communication par modems datent de cette époque.
L’expérience d’ARPANET est alors si concluante que toutes les organisations qui lui sont rattachées l’utilisent quotidiennement pour pour leurs messages de service.
En 1975, le réseau passe officiellement du stade expérimental au stade opérationnel.
Le développement d’ARPANET ne s’arrête pas pour autant, les bases des protocoles TCP/IP sont développés à ce moment, donc après que ARPANET soit opérationnel.
En Juin 1978 Jon Postel définit IPv4 et en 1981 IP est standardisé dans la RFC 791 [J. Postel 1981].
En 1983 les protocoles TCP/IP sont adoptés comme un standard militaire et toutes les machines sur le réseau commencent à l’utiliser.
Pour faciliter cette reconversion, la DARPA demande à l’université de Berkeley d’implémenter ces protocoles dans leur version (BSD) d’unix.
Ainsi commence le mariage entre Unix et les protocoles TCP/IP.
L’apport de l’Université de Berkeley est majeur, tant au niveau théorique (concept des sockets) qu’au niveau de l’utilisateur, avec des utilitaires très homogènes avec ceux déjà existants sous Unix (rcp, rsh, rlogin...).
Depuis cette époque, un nouveau terme est apparu pour désigner cette interconnexion de réseaux, l’Internet, avec un i majuscule.
Le succès de cette technologie est alors très important et suscite un intérêt croissant de la part d’acteurs très divers, et en particulier la National Science Foundation qui y voit un intérêt majeur pour la recherche scientifique et soutient donc ce nouveau moyen de mettre en communication tous les chercheurs.
Depuis 1990, ARPANET n’est plus, pourtant le terme Internet demeure il désigne maintenant un espace de communication qui englobe la planète tout entière.
Des centaines de milliers de sites aux États Unis, en Europe et en Asie y sont connectés.
Depuis 1994, l’Internet s’est ouvert au commerce, surtout avec l’apparition en 1991 d’un nouvel outil de consultation, le World Wide Web ou Web et ses interfaces populaires : MosaicIII3, Netscape, Mozilla, Firefox, Konqueror...
Depuis 1995, pour faire face à sa popularité fortement croissante et aux demandes de transactions sécurisées, le protocole évolue et une nouvelle version, la version 6 (IPng), est définie et en cours de déploiement expérimentalIII4.
Les protocoles désignés par TCP/IP ont également envahi les réseaux locaux eux-mêmes, car il est plus facile d’utiliser les mêmes protocoles en interne et en externe.
Pour les utilisateurs, l’accès à l’Internet est possible à l’aide d’une collection de programmes spécialisés si faciles à utiliser que l’on peut ignorer tout (ou presque) de leur fonctionnement interne.
Seul les programmeurs d’applications réseaux et les administrateurs de systèmes ont besoin d’en connaître les arcanes.
Les services réseaux les plus populaires sont principalement :
- Le courrier électronique qui permet l’échange de messages entres usagers.
- Les dizaines de milliers de forums de discussion (news).
- Le transfert de fichiers entre machines (ftp et ses dérivés comme fetch, wget, curl...).
- Le remote login, ou ses équivalents cryptés (ssh, qui permet à un utilisateur de se connecter sur un site distant, depuis son poste local.
- Les serveurs inter-actifs, les anciens se nommaient archie, gopher, veronica, wais...
Désormais ils sont rendus obsolètes par le web (protocole http).
- Puis maintenant la radio, la vidéoconférence, la réalité virtuelle avec le VRML, le chat, les bourses d’échanges point à point...
En conclusion de ce paragraphe sur l’historique on peut dire que l’Internet est une collection apparemment anarchique (il n’y a pas de structure hiérarchique et centralisée) de réseaux inter-connectés et appartenant à divers propriétaires.
On distingue trois niveaux :
- les réseaux au sein des organisations (LANs),
- les réseaux régionaux,
- et les réseaux de transit.